Antoní Taulé

1945- , Espagne
Interior
L’œuvre de Taulé explore les relations entre ombre et lumière, intérieur et extérieur, présence et absence et donne à voir des espaces plongés dans l’obscurité desquels émane un faisceau lumineux, éclairant des décors parfois peuplés d’individus, isolés et esseulés, le plus souvent vides de toute présence. «[La lumière] arrive aussitôt (tout le monde sait qu’elle va très vite) et elle découvre, avec nous, tout ce que le noir, ou le demi-noir, nous cachait. Tantôt un personnage, tantôt un arbre en fleurs, tantôt une colline lointaine, tantôt un visage qui semblait attendre un regard. (...) La lumière de Taulé n’éclaire pas – sauf à de rares occasions – des objets ou des personnages préexistants. Ses modèles, elle les révèle. Sans elle, ils resteraient pour toujours dans le vague. »
Jean-Claude Carrière, écrivain et scénariste « Visiteuse du soir » in Hors Série, BeauxArts éditions, Taulé Interior - Janvier 2016

Les photographies de Taulé,issues de la série Interior, sont prises à partir des années 1970. Au départ véritables outils de travail, lui permettant d’appréhender l’espace et de saisir la lumière, afin de préparer au mieux ses peintures, ses photographies sont devenues des œuvres à part entière. La fin a rejoint le moyen. L’artiste envisage la photographie et la peinture comme une continuité, trouvant son origine dans la transparence des films argentiques.

« Cette violence muette de ce qui se joue entre l’ombre et la lumière, la peinture de Taulé la doit incontestablement à ses photographies, comme prises de l’autre côté du monde. »
Annie Le Brun, écrivain et critique.
« Une violence muette », Hors Série, BeauxArts éditions, Taulé Interior - Janvier 2016

« Chez lui, il y a une sorte de noirceur espagnole, même si à ma connaissance il n’y a pas d’images de cadavres, il y a chez lui une noirceur dans son art et un lien à la mort, par le seul fait que ses images soient des images qui viennent d’ailleurs, ce sont des esprits, ce ne sont pas des gens réels (…) Mais sans la violence. Chez lui il n’y a pas de violence. »
Christian Boltanski, artiste,
Extrait du film Taulé, La Nuit s’efface DVD, Paris, éditions Compagnie des Phares et Balises, Janvier 2016


Les tirages sont limités à sept exemplaires, tous formats (24 x 36 cm et 60 x 90 cm) confondus et sont signés et numérotés (de 1 à 7) au recto.