Miles Davis et sa femme, la danseuse Frances Taylos sur la plage de Juan les Pins, septembre 1963

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En 1963, j’avais eu la chance de photographier Miles Davis mais je ne le rencontrerai vraiment qu’en 1989 à Los Angeles. Un soir les sœurs Labèque me proposent de les retrouver chez « Mister Chow », un luxueux restaurant chinois de Rodéo Drive. Lorsqu’on arrive vers 21h, le restaurant est presque vide et à une table je retrouve ces merveilleuses pianistes en compagnie de Miles Davis. Il est là devant moi avec ses cheveux plaqués, son costume futuriste, et sa voix de vieux boxeur. Il est impressionnant et curieusement très sympathique, abordable, sans prétention. Il ne parle pas de lui, il me pose des questions sur ma vie, mon métier etc. À un moment il me dit qu’il a le projet de faire un clip sur une nouvelle musique, il voudrait retrouver l’atmosphère enfumée du club Saint-Germain de la rue Saint Benoît des années 50 à Paris. Je lui fais part de ma surprise, j’ai passé toute mon adolescence dans cette boîte à regarder ma mère danser, et je l’avais entendu jouer là-bas. Il me propose de le réaliser et me donne son numéro de téléphone. En remontant vers Shoreham Towers, j’ai garé ma Mustang en face de « Tower records ». Il était 23h30. Je suis entré dans ce magasin de disques que je connaissais par cœur en m’arrêtant devant la section « Jazz ». Les yeux rivés sur ce bout de papier je suis resté là en me disant : dans ma main il y a le numéro de téléphone de Miles Davis. Je ne l’ai jamais, revu c’est le regret de ma vie. Il est mort un an plus tard.
Miles Davis et sa femme, la danseuse Frances Taylos sur la plage de Juan les Pins, septembre 1963
Tirage sur papier baryté signé dans la marge inférieure.

30 x 40 cm / 11,8 x 15,7 in

Edition de 1
Tirage C-print; signé et tamponné à sec dans la marge inférieure. Accompagné d'un certificat d'authenticité signé par le photographe.

50 x 60 cm / 19,7 x 23,6 in

Edition de 15

65 x 80 cm / 25,6 x 31,5 in

Edition de 12

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